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De l'enseignant - Patience


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LA PATIENCE DE L'ENSEIGNANT

PATIENCE, n. f.

I. PATIENCE (tien se prononce cian) n. f.

XIIe si cle, pacience . Emprunt du latin patientia, action de supporter, d'endurer , lui-m me d riv de pati , prouver, souffrir .

1. Disposition morale qui fait supporter l'adversit , les maux et les d sagr ments ; trait de caract re qui porte ne pas s'irriter des d fauts, des humeurs d'autrui.
2. Constance dans l'action, pers v rance poursuivre un dessein, une entreprise en d pit des obstacles.
3. Attitude qui consiste attendre tranquillement, sans irritation, quelqu'un ou quelque chose qui tarde venir.

Dictionnaire de l'Acad mie fran aise, 9e dition, tome II
(1992-2000)



 Il faut que celui qui enseigne et qui veut pratiquer cette m thode soit plein de patience et de r solution, tout ensemble. 

XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 16


-o-
 
 La transmission de l'art rencontre [...] deux obstacles particuliers qui sont bas s, l'un sur le manque de permanence des effets équestres, l'autre sur la difficult qu' prouve le ma tre amener la conviction chez l' l ve.
[...]
Voici maintenant les difficult s que rencontre l' cuyer pour convaincre l' l ve de la v rit des principes qui lui sont enseign s.

Ce n'est qu'avec peine et avec le temps que la conviction p n trera dans l'esprit de l' l ve, parce que les moyens dont l' cuyer dispose sont insuffisants pour l'imposer. Cette insuffisance ressort déjà de ce que j'ai dit du manque de permanence des effets équestres, des conditions variables que pr sente le cheval et qui font que sur lui, les mêmes actions ne produisent pas toujours les mêmes r sultats. Mais l ne s'arr te pas les causes qui s'opposent une prompte conviction. Il faut encore y ajouter la difficult qu' prouve l' cuyer faire appr cier, d'une mani re un peu vidente, les moyens que lui-m me emploie, et enfin une cause particuli re et fr quente de doute, dont je vais parler.

Pour l'équitation, de même que pour tous les arts, une d monstration doit toujours aboutir une action physique ; autrement, cette d monstration serait sans but utile, puisqu'elle serait sans port e pratique. Mais lorsqu' la d monstration succ dera l'action équestre, celle-ci, quelque justifi e qu'elle soit, n'entra nera pas forc ment le r sultat qui lui a été assign par el ma tre. Pour avoir sa valeur et produire l'effet qu'on attend, il est indispensable que toute action équestre, quelque simple qu'elle puisse tre, soit  bas e sur l' -propos et r gie par la mesure  . or, cet -propos et cette mesure, ressortant d'un sentiment particulier l' l ve lui-m me, chappent en grande partie la surveillance du ma tre. Malgr les soins de celui-ci, il arrivera donc que, souvent, bien souvent, le succ s n'accompagnera pas l'emploi du moyen qu'il a prescrit ; et, après plusieurs essais infructueux, le doute viendra naturellement se glisser dans l'esprit de l' l ve, moins qu'il n'ait une confiance absolue dans le talent autant que dans la parole du ma tre.

Que de cavaliers, sous l'emprise de ce doute ont dit en parlant de celui qui les instruit :  il fait autrement qu'il dit !  . L' cuyer, digne de ce nom, ne fait pas autrement qu'il enseigne, mais mieux que l' l ve n'ex cute. Si des faits semblables peuvent parfois donner raison cette parole des l ves c'est que ceux qui en sont t moins ne savent pas se rendre compte qu'un pr cepte peut recevoir une foule de modifications dans son application, sans que, pour cela, la moindre atteinte soit port e la v rit . 

XIXe s. : G n ral Alexis L'HOTTE, Questions équestres, 1895, p. 174 176

Si l' l ve peut parfois se sentir bien seul et incompris sur son cheval, il doit savoir qu'il n'en est rien et que l'enseignant ne peut se mettre la place de l' l ve si celui-ci veut acqu rir le savoir. L'équitation demande donc de la patience et de la pers v rance, tant l'enseignant qu' l' l ve.


-o-


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Date de cr ation : 04/09/2010 @ 21:24
Derni re modification : 23/11/2010 @ 02:03
Cat gorie : De l'enseignant
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