Gardez toujours l'esprit que votre propre d cision de r ussir est plus importante que n'importe quoi d'autre.    Abraham LINCOLN (1809-1865)
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Depuis l'antiquit , il y a toujours eu des principes fondamentaux qui ont fait leurs preuves. Ils ont été revus, am lior s, expliqu s. POURQUOI S'EN PASSER ?

La nature a ses lois, les principes leurs r gles, et l'homme ses pr jug s. Fran ois BAUCHER (1796-1873) - cuyer

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Les principes - Progression


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LA PROGRESSION DU DRESSAGE & LA DIVERSIT  DES EXERCICES

PROGRESSION n. f.

XIIIe si cle. Emprunt du latin progressio,  progr s, accroissement  , d riv de progredi,  aller en avant, s avancer  , lui-m me compos à partir de pro,  en avant, devant  , et gradi,  marcher, s avancer  .

1. Mouvement en avant, plus ou moins r gulier ou constant.

2. Accroissement, augmentation ; avancement, d veloppement graduel et ininterrompu. tablir une progression dans des exercices.

Dictionnaire de l'Acad mie fran aise, 9e dition, tome III (2000-)

DIVERSIT . n. f. XIIe si cle. Emprunt du latin diversitas, -atis,  diversit , variété, divergence  , de diversus (voir Divers ). état de ce qui est divers.

DIVERSIFIER. v. tr. (se conjugue comme Crier ). XIIIe si cle. Emprunt du latin m di val diversificare, de diversus (voir Divers ) et facere,  faire  . Rendre divers ; varier.

DIVERS, ERSE. adj. XIIe si cle. Emprunt du latin diversus,  allant dans des directions oppos es  , d'o  oppos , diff rent de, h sitant  , puis  vari   et, au pluriel,  quelques, plusieurs  .

1. Class. Qui pr sente plusieurs aspects.

2. Au pluriel. Qui pr sente des diff rences.

Dictionnaire de l'Acad mie fran aise, 9e dition, tome I (1986-1992)

 
 


Diversifier les exercices

 Il est bien aussi de faire ses exercices tant t dans un endroit, tant t dans un autre, et tant t de les abr ger, tant t de les allonger ; c est moins fastidieux pour le cheval que de travailler toujours au même endroit et de la même mani re. 

IVe s. av. J.-C.: X NOPHON, De l'équitation, chapitre VIII
-o-

Le d bourrage : en longe, mont par un cavalier passif

Le pilier tait en usage pour y faire voluer le cheval autour, ce qui correspond avoir le cheval en longe, même si le longeur est moins r sistant que le pilier et qu'il doit tenir la chambri re. Pour autant, il peut y avoir un longeur et un aide, ce qui est même conseill ...

Quand je le vois pr t et s r faire ce que je veux et ne pas refuser l'ob issance, alors je n'ai pas de difficult mettre quelque jeune l ve bien l ger & ferme, afin que le cheval en re oive moins d'incommodit ; et que l'homme tant ferme, au cas o le cheval sentant la charge plus grande en se d fendant de son dos, (comme cela arrive d'ordinaire), qu'il se puisse s rement tenir, et accepter, sans d sordre, la vigueur ou la d fense du cheval. Et lui ayant fait ter ses perons, il doit tre averti de ne remuer dessus en aucune mani re, ne lui faire sentir la bride, d'autant qu'il suffira que le cheval le sente sur lui, et qu'il s'accoutume le porter volontairement, et que la leçon se continue comme auparavant par celui qui tient la chambri re, qui le fera travailler, ou par la peur, ou par le mal; et en continuant de la sorte cinq ou six jours, plus ou moins, le cheval sachant que celui qui est sur lui, ne lui fait ni mal ni g ne. il se laissera plus facilement approcher par lui et monter.

XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 31 & 32

après le d bourrage pied, premi res leçons avec un cavalier qui doit tre le plus neutre possible sur le dos du cheval, son seul poids tant déjà une contrainte nouvelle. Les assistants sont l pour s'occuper de la t te (cave on), de l'impulsion si besoin, pour calmer et rassurer le cheval. Le cavalier ne doit ni g ner ni faire de mal au cheval afin que celui-ci ait confiance en celui qui le monte et qu'il l'accepte facilement dans le futur.
-o-

Le d bourrage : en longe, leçon de la main

 

LE ROI,
Jusqu'ici j'ai vu l'homme immobile sur le cheval, cette heure dites-moi ce que vous voulez qu'il fasse.

PLUVINEL
Sire, lorsque je sais le cheval habitu porter l'homme et ob ir sous lui sans se d fendre, je mets dessus quelque l ve plus exp riment et qui ait de la pratique la main et au talon, lequel sans lui toucher des talons, raccourcira doucement les r nes, afin que peu peu le cheval sente la main et qu'il s'habitue s'y laisser conduire, le cave on aidant toujours l'avant et se faisant suivre par celui qui tient la chambri re ; si le cheval a tant soit peu de force, il ira tout seul et commencera prendre l'appui de la main, et pourra-t-on continuer cette leçon jusqu' ce qu'en travaillant, il accepte la main et qu'il s'y laisse conduire : mais il faut que celui qui est dessus prenne garde de lui donner cette leçon avec discr tion, et sans l'incommoder de la bride, pour l'en punir en aucune fa on, mais avec prudence et jugement l cher ou r sister selon le besoin et  le point o sera le cheval ; puis, selon l'ob issance qu'il aura montrer autour du pilier, le renvoyer l' curie, o finir sa leçon entre deux piliers, le faisant aller de cété, de et del , non par les talons, dont il ne faut pas se servir tant qu'il n'a pas accepter la bride et qu'il ne s'y laisse conduire; mais du manche de la gaule, ou de la chambri re, comme dessus, sans mettre le cheval en col re, si faire se peut.


XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 32 & 33

après l'acceptation du cavalier passif la longe (au pilier, l' poque), premier contact avec une main douce et sans jamais utiliser les jambes ; les assistants sont l pour les supplanter et veiller ce que le cheval soit actif mais calme.
-o-
 

LE ROI
Je vois bien que cette leçon est pour faire ce que vous m'avez dit pr c demment, qui est que le cheval est parfaitement dress quand il est dans la main et dans les jambes, et qu'il s'y laisse conduire ais ment la volont du cavalier. Mais dites-moi pourquoi vous commencez plutété faire ob ir votre cheval la main qu'aux talons ?

PLUVINEL.
Sire, je le fais, parce ce que comme j'ai dit votre Majest , la plus grande difficult du cheval est de tourner et la plus grand g ne d'accepter la bride, car il accepte bien plus volontiers l'homme sur lui que la bride dans la bouche. C'est pourquoi je suis ma maxime de commencer toujours par les choses les plus difficiles et les plus n cessaires. Or, la bride tant celle qui retient le cheval, avec laquelle le cavalier le conduit et sans laquelle on ne pourrait s'en servir, je commence par lui faire accepter et ob ir la main. Car pourvu que le cheval, qui naturellement va en avant, s'arr te et tourne simplement, le cavalier peut s'en servir comme il le veut.


XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 33 & 34

Pourquoi la leçon de la main avant la leçon de la jambe ?
Parce qu'elle est plus compliqu e accepter par le cheval et pour avoir la ma trise, le cheval ayant naturellement de l'impulsion...
-o-

Le d bourrage : en longe, leçon de la jambe

 

LE ROI
Ainsi le cheval comprend facilement qu'il doit ob ir la gaule, comme celui qui tient la chambri re. Mais pourquoi vous servez-vous plut t de la houssine que des talons, puisque vous d sirez que la houssine frappe au même endroit que les talons ?

PLUVINEL
Sire, je le fais parce que je ne me veux utiliser les talons qu'en toute extr mit car si les chevaux n'allaient pas par d'autres aides que par les coups d' peron j'avoue franchement que je quitterais le m tier de l'équitation, n'y ayant aucun plaisir faire aller un cheval par la seule force, parce que jamais l'homme ne sera bien consid r tant qu'il sera contraint de le battre et jamais le cheval ne sera plaisant regarder travailler s'il ne prend plaisir tout ce qu'il fait. C'est pourquoi je me sers de la houssine pour lui apprendre les talons, parce que le mouvement du bras, et la vue que le cheval a d'elle, l'oblige ob ir plut t pour la peur qu'autrement. De plus, chaque fois qu'il faut qu'il la sente, c'est l'endroit des talons, cela le pr pare les accepter par la suite.


XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 35 & 36

Pluvinel r p te qu'il ne faut pas employer la force. Frapper ou peronner un cheval constamment pour en obtenir quelque chose n'a aucun sens ni aucune justification.
Ce n'est pas encore le  souffle de la botte  de Baucher mais l'id e est déjà l ...  deux si cles avant !
-o-
 

LE ROI
Quand est-ce-ce que vous apprenez les talons au cheval et comment les utilisez-vous ?

PLUVINEL
Sire, lorsque je vois le cheval s r au pas, au trot et au galop, et jamais terre terre autour du pilier, acceptant l'homme sous lui, ob issant la bride et s'y laissant conduite et allant pour la peur de la chambri re et de la gaule, connaissant l'une et l'autre, allant de cété entre les deux piliers pour la gaule de l'homme qui est sur lui, alors je continue les mêmes leçons et ensuite, l'homme animant le cheval de la voix et de la gaule, je demande qu'il presse en même temps le gras de la jambe et les talons. Si cette nouveaut l'am ne se d fendre, il ne faut pas redoubler des perons mais bien d'un coup de chambri re, ou de la peur, et après avoir repris souffle, en cheminant de pas, celui qui aura la chambri re, se tiendra pr t, sans faire de mouvement vers le cheval, puis, comme l'homme qui sera dessus serrera les deux gras des jambes et les talons, s'il n'avan ait la peur et le coup de chambri re l'y obligeraient avant qu'il ait pu se d fendre : ainsi, en pratiquant avec tact et intelligence, le cheval saura bient t qu'il faut qu'il parte pour les talons et y  tant habitu , il le fera franchement quand il sentira serrer les deux gras des jambes. D s que le cheval ne refuse plus et que la gaule seule et la voix, secourant les talons, sont suffisantes pour le d cider avancer, il ne faut pas que celui qui tient la chambri re s'en serve. Au contraire, il doit s' carter du pilier et laisser faire le cavalier afin que le cheval s'habitue ne plus voir la chambri re aupr s de lui et marcher autant pour le plaisir que pour la peur, ce quoi le cavalier le persuadera de tout son pouvoir puis, lui ayant donn satisfaction, il le renverra l' curie, ou le fera attacher entre deux piliers pour, comme avant, le faire travailler aller de cété mais en approchant la gaule, il approchera aussi le talon tout doucement. Et s'il y avait refus, il ne donnera pas de coup du talon mais bien de la gaule, avec la peur de la chambri re, et ainsi le cheval s'habituera peu peu avancer pour les talons et se ranger aussi d'un cété et de l'autre sous leur action.


XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 36 & 37

D'o l'importance des assistants !
 
-o-
 

L'emploi de l' peron et sa leçon


LE ROY,
Mais dans le cas o le cheval fut si imp tueux ou si sensible qu'il ne voulut endurer les talons comme vous et qu'il se mit en col re de telle sorte qu'en voulant le contraindre, il entr t en quelque d sespoir, serait-il besoin de s'efforcer de les lui faire accepter, puisque sans cela il me semble qu'il peut travailler et que vous dites même qu'il ne faut pas battre les chevaux et au contraire qu'il faut qu'il aillent sans qu'on voit que le cavalier fait une action de force ni de contrainte. Mais comme je crois qu'il est n cessaire, puisque vous le faites, je suis amen vous en demander la raison et le moyen que vous utiliser pour obliger ceux qui ont ce caract re accepter cette aide. N anmoins, je serai content que vous me disiez pr cis ment ce vous appelez pincer.

PLUVINEL
Sire, pincer son cheval alors qu'il fait des courbettes ou quelque autre air plus relev , est presser tout doucement les deux perons, ou un d'eux, contre son ventre, non de coup, mais en serrant d licatement, ou plus fort, selon le besoin , tous les temps, ou lorsque la n cessit le demandera; afin que par l'habitude de cette aide, il se rel ve derri re, ou peu ou beaucoup, selon la fermet avec laquelle le cavalier utilisera cette aide qui est v ritablement tout le subtil de la plus parfaite science, tant pour le cavalier que pour le cheval, que j'ai nomm la d licatesse principale de toutes les aides, dont la ma trise et la plus n cessaire l'homme et au cheval, et sans laquelle il est impossible au cavalier de bien faire voluer son cheval de belle mani re et comme votre Majest sait que je le veux et que je pratique en mon cole. D'autant que le cheval ne comprenant, ne connaissant et n'acceptant pas les aides des talons, s'il y a besoin d' tre relev , anim ou puni, il n'y aura aucun moyen de le faire car le coup d' peron est pour la punition et les jambes et la fermet des nerfs pour les aides. Mais s'il ne r pondait pas assez vigoureusement aux aides de la jambe, il faudrait en rester l si le cheval n'acceptait le milieu entre le coup d' peron et l'aide de la jambe, qui est le pincer, dont je viens de parler, que fort peu de gens pratiquent (plus souvent par ignorance que par volont ), ni celle de la cuisse qui est la seule pour laquelle je veux que les chevaux dress s de ma sachent travailler, et dont je parlerai votre Majest en particulier avec d'autres chose, pour la biens ance et pour la politesse, afin que votre Majest fasse aller son cheval de meilleure fa on que les autres.
Voil donc, Sire, ce que je nomme pincer et pourquoi il est n cessaire que le cheval le connaisse, le comprenne et l'accepte.
Mais je vais satisfaire la curiosit de votre Majest sur la fa on avec laquelle j'oblige celui qui est trop sensible, imp tueux et col rique endurer cette aide : je fais attacher le cheval ayant ce caract re entre les deux piliers avec des cordes courtes, après avoir commenc la leçon autour du pilier seul pour toujours le conserver dans sa cadence, puis tant attach , j'attache deux balles avec lesquelles on joue la paume aux deux molettes des perons de celui qui est dessus. Avec les perons ainsi couverts, j'oblige le cheval aller de cété, de et del , tout doucement, lui faisant sentir ces balles contre le ventre, pour lui faire savoir que le mal n'est pas grand. Puis, tant habitu faire des pas de cété, il faut le tenir droit en place et approcher de temps en temps les deux talons ensemble afin qu'il les sente tous les deux la fois. Quand il les accepte de cette fa on, sans aller en avant, de peur qu'il ne perde la cadence en se d sunissant, une autre fois je commence la leçon entre les deux piliers et après qu'il ait senti les talons sans avancer, lorsqu'il avance je les y approche tout doucement, toutes les temps. Et de cette fa on, infailliblement, le cheval acceptera les perons quip s de ces balles. Votre Majest voudra bien remarquer qu'au lieu de mettre des balles, je pourrais faire enlever les perons, d'autant que le talon agirait contre le ventre du cheval comme les balles. Mais je le fais pour une raison qui est que n'ayant point d' peron, le talon ne peut toucher le ventre sans que le mollet ne serre trop et qu'il faut donc qu'il y ait un peron. Quand le cheval accepte les perons couverts de balles sans se mettre en col re, je prend des perons qui ne piquent pas et continue les mêmes leçons ; puis l'y ayant habitu , je reprends les perons ordinaires et m'en sers d licatement, ou plus fort selon le besoin. Et ainsi sans nul doute, toute sorte de chevaux, qu'ils soient imp tueux, col riques et sensibles, en pratiquant cette m thode avec dext rit et tact, endureront tr s librement les aides et accepteront les punitions si besoin.


XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 48 50

Pluvinel indique clairement que l' peron est un outil de travail de pr cision utiliser pour toucher le flanc de fa on fine et qu'on doit viter d'en donner des coups.

Pour ce qui est de l'habituation du cheval l' peron, d faut de balle de jeu de paume, n'importe quelle balle en mousse devrait convenir. Si l'emploi de l' peron est n cessaire... 
Si son emploi est obligatoire pour certaines reprises de dressage d'examens et de comp titions, c'est justement pour en v rifier sa ma trise par le cavalier, commencer par la fixit de la jambe.

-o-

 Habituer le cheval l' peron

Le g n ral baron Faverot de Kerbrech a bien expliqu dans son livre la fa on de mettre le cheval l' peron. A l'arr t, avec des perons sans molettes, appuyez gentiment. Le cheval reste calme, faites-le avancer sur une l g re pression des perons ; quand il part, c dez. C'est ainsi que j'habitue normalement le cheval accepter l' peron.
Il y a quand même des chevaux plus difficiles et plus chatouilleux. Avec ceux-l , je prends le cheval pied avec cave on, longe et cravache, son cavalier habituel tant en selle. Je commence solliciter l' paule en dedans dans le cercle et quand le cheval est dans calme dans cette paule en dedans, je demande au cavalier d'appuyer gentiment l' peron int rieur. Je reste attentif et continue de demander le mouvement l'aide de la cravache, tout en faisant vibrer la longe si n cessaire. C der, caresser, arr ter, même demande de l'autre cété, c der, caresser, arr ter. Le faire marche la longe et appuyer les deux perons en même temps. Vibrations sur la longe ou caresses du cavalier suivant le cas. C'est ce syst me que j'applique depuis des ann es avec les chevaux fins, chatouilleux et inquiets.
Dans cette phase du dressage d'un cheval, les perons doivent tre doux et leur emploi mod r . 1 ce stade, ils ne sont que l'expression la plus forte de la jambe ; si la jambe est suffisante, l'utiliser seule et ne servir de l' peron qu'avec mesure. 


XXe s. : Nuno OLIVERA, Les chevaux et leurs cavaliers, 1987, dans uvres compl tes, 2006, p. 267

Plus de 350 ans après Pluvinel, la m thode est sensiblement la même, en douceur...
Pluvinel parlait du cheval  trop sensible, impatient et col re  et Oliveira des chevaux  fins, chatouilleux inquiets  . Question de vocabulaire et d' poque.
On retiendra que l'usage de l' peron est loin d' tre une obligation et qu'il doit toujours tre d licat.
Un cheval r sistant l' peron et refusant de se porter en avant son contact tait qualifi de   ramingue  . A noter que cet adjectif appara t pour la derni re fois dans le dictionnaire de l'Acad mie fran aise dans sa 6
e dition en 1835. Est-ce dire qu'il n'y a plus de cheval r tif l' peron. Sans doute non mais peut- tre s'en inqui te-t-on moins. Dommage.
 
-o-

Calme - En avant - Droit

 ...on peut poser en principe que les th ories savantes, quelles qu'elles soient, ne sauraient demeurer l'esprit du praticien, lorsque, se trouvant en pleine exploitation du cheval, il est aux prises avec sa monture.

Pour diriger le cavalier d'une mani re constante dans sa pratique, il faut d'autres guides plus simples.

Il les trouvera dans la succession des buts poursuivre, parce que, simples envisager et peu nombreux, ils peuvent tre toujours pr sents son esprit.

Quant aux moyens employer pour les atteindre, ils varient l'infini et comprennent presque tout l'art équestre.

Ces buts peuvent s'exprimer en trois mots : calme, en avant, droit. Pour le cavalier peu habile, au lieu de droit, je dirai : direction.

L'ordre, dans lequel ces trois buts doivent tre poursuivi s,est invariable, absolu, et il ne faut rechercher le suivant qu'après avoir atteint le pr c dent. 


XIXe s. : G n ral Alexis L'HOTTE, Questions équestres, 1895, p. 22
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Ne pas br ler les tapes

 Si une r sistance (NDLR : musculaire, articulaire) tait laiss e incompl tement vaincue, si elle n' tait pas d truite jusque dans ses derni res racines et que le cavalier pass t outre, il serait certain de la rencontrer dans la suite de son travail, et en toute occasion o cette r sistance trouverait se manifester. 

XIXe s. : G n ral Alexis L'HOTTE, Questions équestres, 1895, p. 62
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Peu mais bien


  FOUGUEUX, cheval col re et fantasque.
Les mauvais traitement sont, pour l'ordinaire, le principe de ces emportements d sordonn s.
   La douceur, la patience, peu d'exigence et beaucoup de progression dans les exercices sont de grands moyens de corriger ce d faut.
   Avec des leçons courtes et fr quentes, on habituera le cheval la société de l'homme et la soumission, sans lui donner une impatience qui le rend fougueux et le fait parfois se d fendre.

XIXe s. : BAUCHER (Fran ois), Dictionnaire raisonn d'équitation par F. BAUCHER, professeur d'équitation, Rouen, Imprim par D. Bri re, rue Saint-L , n 7, 1833, p. 140

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 Les leçons de dressage donn es au man ge, en raison de la suj tion qu'elles imposent au cheval, doivent tre de courte dur e, et le cheval devra rentrer l' curie aussi gai qu'il en sera sorti.

S'il y avait lieu de h ter le dressage, la leçon ne serait pas prolong e, mais renouvel e une ou même deux fois. 

XIXe s. : G n ral Alexis L'HOTTE, Questions équestres, 1895, p. 159
 
-o-

 Dans le cours du dressage, il faut savoir se contenter d'un petit progr s chaque jour, l'exiger, mais pas plus. Par cons quent, chaque leçon, le cavalier doit avoir pr sent l'esprit le point o le cheval en tait la veille, et non une parfaite ex cution. 

XIXe s. : G n ral Alexis L'HOTTE, Questions équestres, 1895, p. 159 & 160
 
-o-
 Il y a le tact de la main, le tact des jambes ; le tact de l'assiette et le tact de la t te. Le cavalier dou de tact r compense au plus l ger indice d'ob issance ; quand il demande nouveau, le cheval r pond avec calme, confiance et plaisir.
Le v ritable cavalier est celui qui met en pratique la recommandation du :
Demander souvent, se contenter de peu, r compenser beaucoup. (Capitaine Beudant)
Avec un cavalier qui poss de tact er sensibilit , le cheval ne se fatigue pas, car jamais il n'exc de ses possibilit s. 


XXe s. : Nuno OLIVEIRA, R flexions sur l'art équestre, 1966, dans uvres compl tes, 2006, p. 22
 
-o-

La gradation du dressage

 La progression du dressage ne saurait tre trop gradu e, la gradation tant une cause primordiale de son succ s ; et, si un jour, un progr s inesp r est atteint, qu'il ne soit pas pris pour base de la leçon du lendemain, sans quoi on courrait, presque coup s r, une d ception.
Quant la patience, impuissante en elle-m me, il n'y a pas lieu d'y faire appel lorsque, sachant ce qu'on peut exiger du cheval, on ne lui demande que ce qu'il est en état de donner. Bien plut t que patience, le cavalier doit avoir jugement, savoir et pas d'impatience mais pers v rance dans l'emploi des moyens, dont le bon choix est affirm par les progr s journaliers. 


XIXe s. : G n ral Alexis L'HOTTE, Questions équestres, 1895, p. 160

 Par la suite, ce sera dans un travail en plein air prolong , mais sagement gradu , sans exc s de fatigue surtout, que le cavalier trouvera les moyens de compl ter le d veloppement des forces du cheval, d' tendre son haleine, d'assurer sa r sistance la fatigue. 

XIXe s. : G n ral Alexis L'HOTTE, Questions équestres, 1895, p. 161

Ces enseignements venant d'un cuyer en chef du Cadre noir,  du XIXe si cle qui plus est, prouvent bien qu'il ne sont pas r serv s des cavaliers de dressage et de haute cole mais, bien au contraire, destin s tre connus de tous ceux qui d sirent voluer en harmonie avec leur cheval, dans le bon sens et sur le long terme. 
Le g n ral L'HOTTE n' tait pas entra neur de concours complet mais celui-ci n'est-il pas l'h ritier du championnat du cheval d'arme ?

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Date de cr ation : 18/08/2010 @ 00:19
Derni re modification : 14/02/2013 @ 02:05
Cat gorie : Les principes
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