Les livres traitant de l équitation n ont vraiment d utilit que pour le cavalier déjà compl tement familiaris avec la pratique du cheval. 
  
G n ral Alexis L'HOTTE (1825-1904) - cuyer en chef du Cadre noir de Saumur (1864-1870)
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Depuis l'antiquit , il y a toujours eu des principes fondamentaux qui ont fait leurs preuves. Ils ont été revus, am lior s, expliqu s. POURQUOI S'EN PASSER ?

La nature a ses lois, les principes leurs r gles, et l'homme ses pr jug s. Fran ois BAUCHER (1796-1873) - cuyer

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Du cavalier - Prudence


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LA PRUDENCE

PRUDENCE, n. f.

XIIe si cle. Emprunt du latin prudentia, pr voyance, pr vision ; prudence, sagesse , lui-m me d riv de prudens, qui pr voit ; avis , prudent .


 1. Disposition morale qui fait conna tre et pratiquer ce qui convient dans la conduite de la vie ; vertu intellectuelle qui, selon Aristote, consiste savoir bien juger de ce qui reste contingent. Pour les philosophes antiques et chr tiens, la prudence est la premi re des quatre vertus cardinales. Par ext. Sagesse. Je m'en remets votre prudence.

2. Dans la langue courante. Qualit qui fait examiner les cons quences possibles de ses actes, de ses paroles pour viter les erreurs ou les dangers. Se comporter, parler avec prudence. Exhorter, inciter la prudence. Manquer de prudence. Par mesure de prudence, par prudence, elle s'est fait vacciner. Conduire avec prudence. La peur lui a fait oublier toute prudence. Par ext. La prudence de ses propos, la prudence d'une d cision. Expr. Avoir la prudence du serpent, allier la circonspection la ruse. Expr. proverbiale. Prudence est m re de s ret . Par m ton. Surtout au pluriel. Action ou parole prudente. Des prudences de Sioux. Des prudences de langage.

Dictionnaire de l'Acad mie fran aise, 9e dition, tome III (2000-)

 
 

   jeune cavalier, vieux cheval - jeune cheval, vieux cavalier 

 

Voil pourquoi, Sire, je voudrais commencer dresser l'homme le premier, tant pour viter les dangers qu'il pourrait encourir le mettant d'abord sur un jeune cheval, que pour emp cher les mauvaises leçons que le cheval recevrait sous lui. Car c'est une maxime g n rale qu'il ne faut jamais, s'il est possible aux exercices de plaisir, mettre en danger la vie des hommes, ni leur laisser prendre de mauvaises habitudes. C'est pourquoi, dans le cas pr sent, il est presque impossible d'emp cher que l'homme et le cheval tous deux ensemble, s'ils sont d butants, ne gardent de mauvaises habitudes et que souvent l'homme ne soit en danger, bien que la longue expérience, jointe au bon sens et la prudence de celui qui enseigne doive l'emp cher.

XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 13 & 14
-o-

Se bagarrer avec un cheval est dangereux


Sire, quand j'ai dit qu'il fallait viter de battre le cheval au d but pour les raisons que j'ai d clar es, j'ai dit "si faire se peut". Mais passons, et j'assure qu'il ne faut nullement frapper au d but, au milieu ni la fin (s'il est possible de s'en emp cher) tant bien plus n cessaire de le dresser par la douceur (s'il y a moyen) que par la rigueur, car le cheval qui travaille par plaisir va plus volontiers que celui qui est contraint par la force. D'autant qu'en le for ant, il en r sulte plus souvent des accidents l'homme et au cheval. A l'homme en ce qu'il court le risque de se blesser, si la force qu'il est utilise n'est pas appropri e. Et au cheval, qui en courant le même risque, perd de sa gentillesse, s'use les pieds et les jambes, se rendant par l incapable de bien servir.

XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 24
-o-
 Le cheval r tif, qui entre en d fenses, commence par retenir ses forces impulsives ; il se refuse nous les livrer, et, lorsqu'il les emploie, c'est pour se d barrasser de son cavalier. Il faut donc l'obliger mettre ses forces en action et leur donner, en même temps, une direction telle qu'elles ne puissent tre employ es aux d fenses que le cheval peut m diter.
[...]
Mais, quand ce ne serait que dans l'int r t de la conservation du cheval, il est bon de ne pas engager la lutte. 


XIXe s. : G n ral Alexis L'HOTTE, Questions équestres, 1895, p. 117 & 118
 
-o-

viter de prendre des risques inutiles


LE ROI
En combien de temps est-ce que vous mettez un homme sur le cheval et quand est-ce que vous le jugez pr t ?

PLUVINEL
Sire, avant de mettre quelqu'un sur le cheval, je d sire qu'il (le cheval) ex cute volontairement et avec facilit les leçons ci-dessus, avec la selle et la bride, ce qu'il peut en quatre ou cinq jours, pourvu que celui qui le fera travailler ait de bonnes dispositions, de l'expérience et y proc de correctement ; car il arrive quelquefois que faute de ces deux l ments ensemble, on g te le plus souvent le cheval et on met l'homme en danger, ce que j' vite le plus possible, d'autant qu'en tout exercice qui se fait pour le plaisir, pour le bienfait ou pour les deux ensemble, comme celui-ci, il faut bien prendre garde de provoquer des accidents, car il n'y a nul plaisir voir un homme
se faire mal et point d'utilit de battre son cheval et le rendre inutile servir son ma tre. C'est pourquoi  je d sire qu'il ob isse franchement aux leçons pr c dentes, selon sa puissance, avec la selle et la bride seulement et, si je veux, que les triers soient pendants.

XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 30

-o-

Le d bourrage n'est pas sans risque


LE ROI
Je vois tr s bien que la m thode que vous utilisez, vous vitez presque tous les dangers qu'il y a pour les hommes et pour les chevaux et qu'avec un jeune l ve en selle vous pouvez dresser un cheval.

PLUVINEL
Sire, je suis content que votre Majest ait pu constater cette v rit , bien qu'en ayant peu vu, elle conna t les grands dangers du d bourrage, viter. Les premi res leçons sont les plus dangereuses pour les hommes et pour les chevaux car il leur faut passer d'une extr mit l'autre : de la libert l'ob issance et l'acceptation de porter la selle, la bride et l'homme ; ce dont tous les chevaux se d fendent plus ou moins, selon leur nature, leur force et vigueur, si bien qu'en vitant ces premiers mouvements et les faisant ob ir aux leçons ci-dessus, il n'y a nul doute qu'ob issant une chose ils ob issent tout, si la force leur permet et si le cavalier sens sait se servir des occasions qui lui sont offertes pour y parvenir.


XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 32

-o-

Prudence l'abord du cheval et au montoir


PLUVINEL
...mais avant d'en approcher, votre Majest voudra bien que je lui explique comment il faut le faire de fa on s re.

LE ROI
J'en serai content car je me souviens vous avoir entendu rependre les l ves qui ne montaient pas cheval de la bonne fa on. C'est pourquoi je ne d sire pas en faire autant.

PLUVINEL
...Il est donc besoin que celui qui am ne le cheval votre Majest le tienne du cété droit, au cas o il serait seul, afin  que, se trouvant du cété de l' trier pour le tenir, puisse aussi emp cher le cheval de bouger ; je ne dis pas cela, Sire, pour vos cuyers car il n'y en a aucun qui ne sache tr s bien ce qu'il faut faire et que ne sois tr s digne de le servir, je le fais seulement, afin que si votre Majest se trouvait seule avec quelque ignorant, il puisse lui commander de lui amener et lui tenir son cheval comme il faudra. Lors donc qu'elle voudra s'en approcher, elle fera, s'il elle veut, attention que ce ne soit pas tout droit par devant, de crainte qu'un cheval de mauvaise humeur ou en forme ne lui donn t des coups de pieds avec les ant rieurs. Il ne faut pas non plus que ce soit par derri re, pour viter le même danger. Il faut que ce soit du cété gauche, un peu plus devant que derri re, au niveau de l' paule ; l , elle v rifiera la bride pour voir si elle est bien plac e dans la bouche, un peu au-dessus des crochets, si la gourmette n'est pas entortill e, pas assez ou trop serr e, puis regardera les sangles et le reste du harnachement pour voir si tout est bien mis car puisque la vie d pend de ces choses, il est tr s prudent d'y regarder de pr s, ce qui se fait rapidement quand en a l'habitude, et alors, ayant trouv tout en ordre, du même endroit proche de l' paule gauche, votre Majest prendra les deux r nes de la main gauche, et le pommeau de la selle, puis ayant mis le pied dans l' trier, s'appuyant de la main droite sur le troussequin, elle se placera dans la selle mais, s'il est possible, il faut qu'elle s'habitue faire cette action si naturellement que le cheval la sente tr s peu et qu'il n'en re oive ni appr hension ni g ne, puis ayant bien ajust ces triers, elle pourra faire ce qu'il lui plaira.

XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 59 & 60

L'abord d'un cheval est important en termes de s curit pour le cavalier et pour le cheval qui pourrait avoir des r actions violentes s'il tait surpris.
La v rification du harnachement avant de monter cheval est vitale !
De plus, il est essentiel de se mettre doucement en selle. Il est même conseill de s'y entra ner encore et encore pour le faire le plus naturellement et le plus d licatement possible. En effet, il est plus dangereux que le cheval bouge au montoir alors que la cavalier n'est pas encore en selle et en position instable que lorsqu'il y est déjà assis.
Pour rappel, la monte par la gauche est induite par la pr sence de l' p e au cété gauche du cavalier, ce qui n' tait pas le cas dans la Gr ce antique o X nophon pr conisait aux cavalier de savoir monter sur le cheval de n'importe quel cété, survie oblige...
-o-

Ne demander au cheval que ce qu'il peut faire

 
 Il ne doit pas tre demand un équidé un travail auquel il n'est ni apte, ni pr par , risquant de mettre en danger sa sant et la s curit du cavalier. 

Code du sport, Partie r glementaire - Arrétés, livre III : Pratique sportive, titre II : Obligations liées aux activit s sportives, chapitre II : Garanties d'hygi ne et de s curit , section 4 : tablissements ouverts au public pour l'utilisation d'équidés, paragraphe 3 : Mesures de s curit g n rale, article A322-128. - version consolid e au 4 septembre 2010.

Cette r flexion, au demeurant pleine de bon sens, ne nous vient donc pas d'un grand cuyer mais est extraite du Code du sport de la R publique fran aise.
Tout comme les autres articles de la section 4, nombre d'enseignants et cavaliers devraient en prendre connaissance... et l'appliquer !

 
-o-

 

 

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Date de cr ation : 16/08/2010 @ 15:40
Derni re modification : 18/04/2012 @ 14:28
Cat gorie : Du cavalier
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