Celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour.    CONFUCIUS (-561,-479)
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Depuis l'antiquit , il y a toujours eu des principes fondamentaux qui ont fait leurs preuves. Ils ont été revus, am lior s, expliqu s. POURQUOI S'EN PASSER ?

La nature a ses lois, les principes leurs r gles, et l'homme ses pr jug s. Fran ois BAUCHER (1796-1873) - cuyer

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Les principes - Connaissance


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L'OBSERVATION ET LA CONNAISSANCE

OBSERVATION, n. f.

XIIIe si cle. Emprunt du latin observatio, de même sens.

2. Action de regarder avec attention, de suivre l' volution de quelque chose.
3. Le fait d'examiner, d' tudier de mani re syst matique des tres, des choses, des ph nom nes.

Dictionnaire de l'Acad mie fran aise, 9e dition, tome I (1986-1992)
CONNAISSANCE, n. f.

XIIe si cle, conoisance, acte de conna tre, id e, notion de quelque chose . D riv du radical du participe pr sent de conna tre.

♦ I. Exercice de la facult par laquelle on conna t et distingue les objets, ainsi que les actes ou tats du sujet.
3. Id e, notion que l'on a d'une personne ou d'une chose, repr sentation que l'on s'en fait.
5. Ce que l'on conna t par l' tude, l'expérience ou par tout autre moyen d'information.


Dictionnaire de l'Acad mie fran aise, 9e dition, tome I (1986-1992)
 

L'acquisition de la connaissance, avant, pendant et après tout apprentissage, passe par l'observation puis par l'analyse de la chose observ e.
L'équitation commerciale dite thologique - comportementaliste pr f re dire avec justesse Michel Henriquet - n'a rien invent et les cavaliers de toutes pratiques, si tant qu'ils soient hommes de cheval, n'ont rien devoir prouver cet gard.

 
 

L'équitation confronte un tre vivant, la nature

 
L'équitation, l'homme ne peut l'apprendre qu'en montant sur un cheval, duquel il faut qu'il consente accepter toutes les extravagances qu'on peut attendre d'un animal sans raison, les dangers que l'on rencontre caus s par la col re, le d sespoir et les peurs de tels animaux, ainsi que les appr hensions d'en ressentir les effets.
 
XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 2
 
-o-
 
 Chaque art a son langage qui lui est propre et n'a que rarement faire des emprunts aux langues scientifiques.
L'art équestre se trouve même parfois, dans son langage, en d saccord avec les principes que la science consacre.
Ainsi en est-il de la force qui, en équitation, s'applique uniquement l'action musculaire, et jamais au poids de la masse, alors que celui-ci, en math matiques, repr sente galement une force.

Je dirai aussi que, mon avis, lorsque la r partition du poids, des translations, ont intervenir dans des d monstrations, l' cuyer doit viter de parler de centre de gravit  ; d'abord parce qu'ici le point qu'il occupe n'est pas fixe comme dans les objets inanim s, sa position variant sans cesse chez l'animal par suite des manifestations de la vie ; puis, parce que les d monstrations équestres ne doivent pas reposer sur une pointe d'aiguille, l'art demandant d' tre trait d'une mani re plus large, plus pratique, plus saisissable par tout le monde.

L'intervention du centre de gravit dans les questions équestres pourrait aussi ouvrir la voie aux d monstrations math matiques. Or celles-ci, par suite de ce qu'elles ont de positif, d'absolu, sont peu applicables l'équitation, car la nature ne nous divulguera jamais tous ses secrets et le cheval nous r servera ternellement des nouveaut s; des surprises, ressortant de la vie même. 


XIXe s. : G n ral Alexis L'HOTTE, Questions équestres, 1895, p. 19 & 20

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 La nature est le premier des ma tres. Son livre est le plus juste, le plus savant des livres, le plus utile consulter. Des effets qu'enregistrent ses pages, il nous conduit aux causes qui les engendrent. Mieux que les plus s duisantes th ories, les plus belles dissertations, il nous claire et nous guide dans notre pratique. 

XIXe s. : G n ral Alexis L'HOTTE, Questions équestres, 1895, p. 84

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 Chaque cheval, en effet, repr sente une individualit r sultant d'un moral, de conditions physiques, qui lui sont propres, et commandant par cela même, chez le cavalier, une mani re de proc der particuli re.

Que de cavaliers ont été d courag s par ces difficult s premi res qui, souvent, font trouver un chec complet ,au lendemain même d'un succ s. 

XIXe s. : G n ral Alexis L'HOTTE, Questions équestres, 1895, p. 171

 Pas de pied, pas de cheval. 

 ... il faut d abord faire attention aux pieds. De même qu une maison, si belles que soient les parties sup rieures, serait inhabitable, si elle n avait pas de solides fondements, de même un cheval de guerre, e t-il toutes les autres qualit s, ne serait bon rien, s il avait les pieds mauvais. Ce vice rendrait inutile toutes ses autres qualit s. 

IVe s. av. J.-C.: X NOPHON, De l'équitation, chapitre premier
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Du travail et de l'utilisation du cheval en fonction de ses aptitudes

 En un mot, tout cheval qui a de bons pieds, de la douceur, une vitesse suffisante, la volont et la force de supporter la fatigue, et surtout de la docilit sera naturellement celui qui causera le moins d ennuis et sauvera le plus facilement son cavalier la guerre. Mais les chevaux mous qui ne vont qu force d aiguillon ou les chevaux trop fougueux, qu il faut sans cesse flatter et surveiller, occupent trop la main du cavalier et le d couragent dans les dangers. 

IVe s. av. J.-C.: X NOPHON, De l'équitation, chapitre III

X nophon voque les qualit s et d fauts relever lors de l'achat d'un cheval dress , en vue d'une utilisation militaire ; cependant, ses recommandations sont tout autant valables avec nos chevaux de loisir et quelle que soit l'activit pratiqu e.
L'utilisation d'un cheval ne devant pas aller contre sa morphologie et son temp rament, il est vident qu'il doit tre agr able utiliser, tant pour lui que pour le cavalier. S'il faut continuellement se bagarrer avec lui pour le faire aller ou pour le retenir, il n'y a aucun int rété le monter.
-o-
 

Mais pour tre parfaitement bon homme de cheval, il faut savoir par pratique et par raison, la mani re de dresser toutes sortes de chevaux toutes sortes d'allures et d'exercices ; conna tre leurs forces, leurs inclinations, leurs habitudes, leurs perfections et imperfections, et leur nature enti rement ; sur tout cela faire agir le jugement, pour savoir quoi le cheval peut tre propre, afin de n'entreprendre sur lui que ce qu'il pourra ex cuter volontiers et, ayant cette connaissance, commencer, continuer, et achever le dressage du cheval avec la patience et la r solution, la douceur et la force requise pour arriver au but o le bon homme de cheval doit aspirer ; Si un homme a ses qualit s, on pourra v ritablement le consid rer comme bon homme de cheval.

XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 8

 

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 Soumettre un cheval, l'approprier nos besoins, en conservant et d veloppant les qualit s qui lui sont propres, constitue l'art de l'équitation.
Le talent consiste savoir employer l'action équestre en raison du degr de facult du cheval, de sa nature et de ses instincts, de telles sortes qu'il accepte sans r sistance la domination de l'homme, et soit amen l'ob issance la plus passive, tout en conservant une certaine libert d'action, n cessaire la manifestation de ses brillantes qualit s. Par cons quent, toute exigence qui tendrait lui faire ex cuter des mouvements forc s doit tre proscrite par une équitation rationnelle, d'autant plus qu'elle aurait pour effet in vitable de l'abrutir et de le ruiner. 


XIXe s. : Antoine CARTIER, comte d'AURE, Cours d'équitation, Consid rations g n rales, p. 11

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 ...c'est en vain que le cavalier s'efforcera d'amener le cheval conserver son encolure lev e lorsque sa construction s' loignera sensiblement de celle que j'ai signal e comme tant ind sirable. Ce ne sera jamais que momentan ment que le cheval maintiendra de lui-m me son encolure dans une attitude qui lui est impos e et qui est contraire sa construction.Si les exigences du cavalier s'exag rent, alors, sous l'opposition sans cesse renouvel e des mains, le cheval deviendra contraint, perdra sa libert d'allures... 

XIXe s. : G n ral Alexis L'HOTTE, Questions équestres, 1895, p. 104
 

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De la connaissance et du bon sens pour dresser un cheval

 Voulez-vous retenir un cheval fougueux, quand il va trop vite, ne le tirez pas brusquement, mais retenez-le doucement avec la bride, en le calmant, sans le forcer au repos. Les longues courses adoucissent plus les chevaux que les changements fr quents de direction, et une course tranquille et qui dure longtemps calmera et adoucira un cheval fougueux, et ne l excitera pas. Et si l on pense apaiser un cheval en le fatiguant par des temps de galop nombreux, on pense le contraire de la r alit . Car alors le cheval fougueux essaye plus que jamais d avancer par force, et, dans son excitation, comme un homme en col re, il fait souvent lui-m me et son cavalier des maux irr parables. 

IVe s. av. J.-C.: X NOPHON, De l'équitation, chapitre IX
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Il est vrai que quiconque saura travailler avec jugement et connaissance parfaite de ce qu'il faut entreprendre convenablement, peut r soudre et ajuster la t te de son cheval et tout le reste du corps de diff rentes fa ons, en pratiquant les leçons pr c dentes et les suivantes, avec patience, savoir-faire et bon sens.

XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 30
 
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Le cavalier sage et avis consid rera donc toutes ces choses et sera tr s attentif car il peut arriver mille impr vus en travaillant qu'on ne conna t que lorsqu'ils arrivent ; tant indispensable qu'avec le long usage et la pratique de cette science, le jugement agisse puissamment, autrement il y aurait des risques de g cher bien souvent le dressage des chevaux, et de faire courir des dangers aux hommes. Car mon but n' tant autre, par ma m thode, que d' pargner les jambes et le dos du cheval, et d'abr ger le temps, je m'attache principalement exercer son moral et sa m moire, de telle sorte que pour bien r ussir ce que je d sire sachant que c'est le moral du cheval que je travaille le plus il faut aussi que l'esprit du cavalier  soit en perp tuel travail pour pier toutes sortes d'occasions, afin de parvenir ce qu'il d sire en prenant le temps de tout observer.

XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 41

tre toujours vigilant, attentif, curieux pour observer, apprendre, conna tre et r agir si besoin.
L'attention son cheval et son environnement doit devenir un sixi me sens. Ceci est tout autant valable pied qu'en selle.
 
-o-
 

... tant une maxime qu'il ne faut jamais arr ter son cheval, si possible, sur une mauvaise cadence, car il faut veiller au commencement et la fin d'un exercice, qui sont tr s importants pour bien travailler son cheval.

XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 47

Le d but et la fin du travail, de l'exercice, sont aussi importants que l'exercice lui-m me : commencer quand le cheval est pr t et finir calmement.
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Si la Providence a donn l'homme une intelligence sup rieure, n'est-ce pas afin qu'il puisse s'en servir pour secourir et diriger les tres moins privil gi s qui lui servent d'instruments et de serviteurs ? Comment donc interpr ter cette maxime de l'Ancien Testament : Il faut employer le fouet avec le cheval, le frein avec l' ne, la verge avec l'ignorant ? Ces paroles renferment assur ment un sens cach , imp n trable pour nous, car, s'il fallait les prendre la lettre, elles sont trop indignes de la sagesse divine pour que nous ne fussions pas en droit de les consid rer comme apocryphes. Le cheval, en effet, ne serait donc qu'une machine sans m moire, sans discernement, sans instinct ? Mais, en admettant qu'il en f t ainsi, et que l'animal ne poss d t aucune facult intellectuelle, resterait encore un m canisme organis dont les rouages, pour fonctionner avec ensemble et r gularit , auraient besoin d' tre parfaitement harmonis s entre eux. Or, je le demande, est-ce avec le fouet qu'on leur donnera cet accord indispensable la justesse du jeu ? Non, sans doute. Et si, dans ce cas, le cheval ou la machine ne satisfait pas nos exigences, ce n'est pas lui qu'on devrait fouetter, mais bien le pr somptueux qui veut diriger un m canisme dont il ne conna t pas même les ressorts.
   Et si maintenant nous rendons au cheval la part d'intelligence qui lui revient de droit ; si nous reconnaissons que cet animal est capable d'appr ciation, de discernement ; qu'il poss de la sensation, la m moire et la comparaison, nous devons n cessairement en d duire qu'il est soumis toutes les r gles communes aux tre sensibles et intelligents ; ainsi donc, tout en s'effor ant d' viter ce qui lui est p nible, on recherchera naturellement ce qui lui est agr able. Est-ce encore avec le fouet que vous parlerez son intelligence ; que vous lui ferez comprendre qu'il est de son int r t de se livrer votre direction, de substituer des exercices faciles et journaliers des mouvements nouveaux et 'abord fatigants ? Une telle conduite ne prouverait-elle pas videmment que vous tes vous-m me inf rieur en intelligence l'animal ? On le voit donc, le pr cepte du livre saint ne peut avoir le sens qu'on serait dispos lui donner : car machine, automate ou tre intelligent, c'est par la science et le raisonnement, et non par le fouet qu'on doit conduire et dresser un cheval. Ceci s'adresse principalement ceux qui, d'après le principe ci-dessus ou tout autre aussi d nu de logique, se figurent qu'il suffit de payer cher et de frapper fort pour poss der de bons chevaux et savoir les guider. Que de temps au contraire, que d' tudes ne faut-il pas pour conna tre fond ce noble animal ! La vie enti re n'y peut suffire pour celui qui pratique l'équitation avec conscience, avec discernement, avec amour enfin ; mais que de compensations ne puise-t-on pas dans le travail lui-m me ! que de vives satisfactions, que d'instants d licieux pour l' cuyer ! quel noble interpr te il rencontre dans cet int ressant ami de l'homme ! quelle intimit pleine de charme ! que de conversations vives, piquantes, instructives ! Demandez tous ceux qui ont goété de pareilles jouissances s'il est vrai que le cheval ne soit qu'une machine inintelligente.
 
XIXe s. : Fran ois BAUCHER, M thode d'équitation bas e sur de nouveaux principes (1850), p. 1 3
 

Effectivement, ce n'est pas le cheval qu'il faut bl mer et encore moins battre mais bien celui qui ne pense qu' le soumettre par la force sa volont , même si, malheureusement, il reproduit ce qu'il a vu faire ou, pire, ce qu'on lui a enseign  !
Et, tout aussi malheureusement, Baucher connaissait déjà ces personnes m prisables pouvant dire Je fais ce que je veux avec mon cheval, il m'appartient ! et le frappant ou usant de coercition chaque fois qu'ils s'en servent ou s'imaginent le dresser. Ils existent toujours et la soit-disant d mocratisation de l'équitation, accompagn e de son lot de profits-profiteurs et de m'as-tu-vu, n'en a fait qu'augmenter leur nombre. La plupart d'entre nous ferme les yeux car ces gens-l sont tous les clients de quelqu'un... Triste mentalit , triste poque.
Il va falloir des dizaines d'ann es pour r tablir la situation, si tant est qu'une majorit de cavaliers et hommes de cheval prenne conscience de cette n cessit et puisse agir.

-o-

 Animal merveilleux, le cheval m rite de celui qui le monte la compr hension de son caract re et de ses possibilit s. 

XXe s. : Nuno OLIVEIRA, Les chevaux et leurs cavaliers, 1987, in uvres compl tes, 2006, p. 272

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   jeune cavalier, vieux cheval - jeune cheval, vieux cavalier 

 

Voil pourquoi, Sire, je voudrais commencer dresser l'homme le premier, tant pour viter les dangers qu'il pourrait encourir le mettant d'abord sur un jeune cheval, que pour emp cher les mauvaises leçons que le cheval recevrait sous lui. Car c'est une maxime g n rale qu'il ne faut jamais, s'il est possible aux exercices de plaisir, mettre en danger la vie des hommes, ni leur laisser prendre de mauvaises habitudes. C'est pourquoi, dans le cas pr sent, il est presque impossible d'emp cher que l'homme et le cheval tous deux ensemble, s'ils sont d butants, ne gardent de mauvaises habitudes et que souvent l'homme ne soit en danger, bien que la longue expérience, jointe au bon sens et la prudence de celui qui enseigne doive l'emp cher.

XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 13 & 14
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De la connaissance de la cavalerie et des l ves pour l'ad quation des couples

 

Sire, Monsieur le Grand a raison de vous dire que je mets sans difficult s de jeunes enfants sur les plus difficiles chevaux que je connaisse, et les plus ignorants; encore qu'il soit bien vrai que les l ves exp riment s ne sont pas les meilleurs pour parfaitement venir au terme de ce qu'on d sire, n anmoins, je ne le fais pas sans consid ration et sans que cela serve l'homme et au cheval. Mais pourtant cela ne doit pas tre entrepris sans avoir la parfaite connaissance de la port e de l'un et de l'autre, et sans savoir ce que l'homme peut accepter sans g ne, et pr voir ce que le cheval doit faire ; afin que si c'est plus qu' la port e du cavalier, viter par le moyen de cette connaissance, les accidents qui pourraient advenir.

XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 15

Il est possible de mettre des d butants sur des chevaux difficiles, n anmoins, il faut tre prudent et que cela profite l' l ve et au cheval. Pour le faire, il faut avoir une parfaite connaissance des capacit s de l'un et de l'autre et savoir ce que l'homme peut accepter sans g ne et pr voir ce que le cheval peut faire pour, devant l'ignorance du cavalier, viter tout accident.
-o-

Savoir enseigner et donner tout ce que l'on a appris par la pratique, savoir l'expliquer, le transmettre, n cessite des notions de psychologie afin de saisir le caract re de l' l ve et de sentir comment lui faire comprendre. Il faut aussi r aliser quel est l' tat d'esprit du cheval quand il est mont par tel ou tel cavalier.

XXe s. : Nuno OLIVEIRA, Principes classiques de l'art de dresser les chevaux, 1983, dans uvres compl tes, 2006, p. 191

Chercher comprendre pourquoi un cheval n'ob it pas


Si donc quelque cheval refuse d'ob ir, il faut que le prudent cavalier consid re ce qui l'en emp che. Si le cheval est impatient, m chant et col reux, il ne faut pas le frapper (quelque m chancet et d fense qu'il fasse) pourvu qu'il aille en avant : pour ce qu' tant retenu de court, cette contrainte punit assez son mental, (ce qui est plus n cessaire travailler tels chevaux et tous autres, que les reins et les jambes) et les cordes du cave on, durant ces escapades, lui donnent la punition aussi bien, et en même temps qu'il essaye de s' chapper, tellement que de cette fa on, il demeure dans sa piste même s'il ne veut pas : mais si l'incommodit du cave on le faisait arr ter, pour chercher quelque autre d fense, soit en allant en arri re, ou bien en se jetant contre le pilier, alors celui qui tiendra la chambri re lui en fera peur et lui donnera un coup, contre lequel s'il se d fend, il redoublera jusqu' ce que le cheval aille en avant : puis, tout de suite, lui donnera conna tre que son ob issance produit les caresses ; et continuant de la sorte avec la prudence requise, le cheval s'apercevra et ex cutera bient t ce qu'on d sire de lui. Si le cheval est paresseux et peureux et que sa paresse et poltronnerie lui fassent refuser d'ob ir, il faut se servir de la chambri re vigoureusement, tant t de la peur, tant t du toucher, pargnant n anmoins les coups le plus qu'il sera possible pour ce que ce doit tre le dernier rem de, lequel il ne faut mettre en usage qu'en face de gestes m chants et vicieux des chevaux, principalement quand en se d fendant il cherchent l'homme pour lui faire mal. Si le cheval se rencontre assez mauvaise bouche, ordinairement la d fense s'exerce plut t en avant et en for ant la main que non plus en arri re, tellement que tel cheval ne doit tre battu, au contraire retenu et all g pour lui donner bon et juste appui et le mettre sur les hanches afin de lui ter l'habitude de s'appuyer sur la bride et forcer la main, ce qui se fera au même pilier, en trottant et galopant doucement jusqu' ce qu'il fasse sa leçon sans contrainte et avec de la l g ret . Si le cheval est pesant et que sa seule pesanteur emp che l'ob issance que l'on d sire, il est besoin de le fort all ger par la continuation de cette leçon ou par les suivantes, de crainte que si on pressait auparavant que de l'avoir all g du devant ou lui avoir appris la commodit d' tre sur les hanches, il se mit sur les paules, de telle sorte qu'il f t après fort difficile de le relever, mais si parmi la pesanteur il s'y rencontrait de la malice, il faudrait bien prendre garde de le presser avant de l'avoir all g , crainte de l'accident susdit et d'un autre plus f cheux, qui est que le pressant avant que d' tre all g , il ne manquerait pas de se d fendre avec m chancet , laquelle n' tant pas second e de force, ou de l g ret , il y aurait danger que le cheval tant attach terre, cause de son poids et cela l'entra nant, voyant qu'il ne pourrait pas se servir de sa force, de se jeter terre, ou t chant de faire quelques lans, n' tant assist de force ni de l g ret , tomber ou se renverser ou quelquefois se coucher.

XVIIe s. : Antoine de PLUVINEL, L'instruction du Roy en l'exercice de monter cheval, p. 25 27
 
Il faut
- comprendre pourquoi un cheval ne veut pas ob ir ;
- privil gier le moral du cheval, plus important que tout ;
- ne pas punir si le cheval se porte en avant ;
- si possible, ne punir qu'en dernier recours et s'il y a danger pour l'homme ;
- r compenser d s que le cheval a ob i ;
- s'il p se, l' quilibrer pour rechercher la l g ret .
-o-
 

L'expérience

 Les livres traitant de l'équitation n'ont vraiment d'utilit que pour les cavaliers déjà compl tement familiaris s avec la pratique du cheval. L'art ne s'apprend pas dans les livres, qui n'instruisent gu re que ceux qui savent déjà. 

XIXe s. : G n ral Alexis L'HOTTE, Questions équestres, 1895, p. 21

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 ...ce qu'il y a lieu d'admettre, c'est que tout homme de cheval, dou de l'esprit d'observation et ayant pour lui une longue pratique, a pu faire certaines remarques qui n'ont pas été signal es par ses devanciers ou leur ont chapp , la connaissance et l'emploi du cheval pr sentant un champ in puisable de recherches et d'observations. 

XIXe s. : G n ral Alexis L'HOTTE, Questions équestres, 1895, p. 162 & 163

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R fl chir, raisonner

 On doit apprendre aux l ves se servir de leurs jambes et de leurs mains, mais on doit, par dessus  tout leur apprendre penser, raisonner, se servir de leur t te pour r soudre les probl mes équestres qui surgissent devant eux. 

XXe s. : Nuno OLIVEIRA, R flexions sur l'art équestre, 1966, dans uvres compl tes, 2006, p. 22

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Date de cr ation : 10/08/2010 @ 23:38
Derni re modification : 06/03/2013 @ 16:53
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